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Cette année, la subvention de l’État s’élève à 800 millions de Fcfa

L’Agence d’aménagement des terres et de fourniture de l’eau d’irrigation (ATI) prévoit la réalisation de deux projets d’investissement en 2021. Il s’agit des Projets d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis-Mali) et de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides du Mali (Pdazam), financés par la Banque mondiale. C’est l’une des principales décisions prises par la 6è session ordinaire du conseil d’administration de l’agence. Tenue lundi dernier dans la salle de conférence de la structure, les travaux ont été présidés par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Lassine Dembélé. C’était en présence du président directeur général de l’ATI, Dr Lassina Diakité.

Intervenant à l’ouverture des travaux, Lassine Dembélé a, parlant du Pariis-Mali, dit qu’il vise l’aménagement de 3.030 ha dans les régions de Koulikoro et de Ségou. Le projet envisage d’aménager plus de 1.000 ha et exécuter des études de reconversion en maîtrise totale de l’eau de 4.650 ha des casiers rizicoles en submersion contrôlée dans la zone de l’Office riz Ségou (ORS). Il est également prévu un portefeuille de projets bancables de 5.800 ha à M’Bewani en zone Office du Niger au compte du Projet de développement de l’agriculture irriguée commerciale (PDAIC). S’agissant du Pdazam, les activités au titre de 2021 s’articuleront autour des investissements physiques (infrastructures de production et de commercialisation) et du renforcement des capacités des acteurs programmés dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Mopti, a précisé Lassine Dembélé.

Il a, en outre, rappelé que l’Ati s’est investie dans la préparation de trois projets concernant les Nouveaux villages agricoles (NVA), sur un total de 20 programmés dans les grands bassins de production agricole comme l’Office du Niger, l’Office de développement rural de Sélingué (ODRS) et l’Agence de développement rural de la vallée du fleuve Sénégal à Manantali et Bafoulabé. Les trois NVA les plus avancés sont au stade des études d’évaluation préalable, avant d’engager le processus de passation des marchés.
La concrétisation de ces objectifs sera possible grâce à la subvention de l’État qui s’élève à environ 800 millions de Fcfa, soit 10% par rapport à 2020, a expliqué le président directeur général de l’Ati.

Interrogé, Lassina Diakité a ajouté (sans précision) que les projets financés par les Partenaires techniques et financiers ont augmenté de près de 21%, avant de révéler que son Agence ambitionne d’aménager suffisamment de terres au profit des Maliens. En la matière, le Mali qui dispose de 2.200.000 hectares irrigables, fait partie des pays dont la disponibilité en eau est bien appréciée. L’Ati est dans la dynamique d’aménager et utiliser ces eaux, a insisté son patron. Rappelons qu’en 2020, l’Ati a surtout focalisé son intervention sur son opérationnalisation, la préparation et la mise en œuvre des projets de développement. C’est ainsi que l’Agence dispose aujourd’hui d’un Plan d’investissement prioritaire 2017-2021 et d’un Manuel de procédures de gestion administrative, comptables et financières, adopté par la direction générale du Contrôle des services de l’État en 2019.


Fadi CISSÉ

autho

Fadi Cissé

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