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Les travailleurs de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) sont durement éplorés par la perte de leur collaborateur, Mama Toumagnon, chauffeur-mécanicien en service au niveau du bureau régional de l’Amap à Ségou.

Il s’est éteint dans la nuit de mardi dernier à mercredi. L’annonce de ce décès a été accueillie dans la surprise et la consternation par ses collègues.

Depuis la ville de Ségou, il ne se passait pas deux jours sans que cet agent n’appelle pour s’enquérir des nouvelles de la maison mère. Nombreux sont ses collègues chauffeurs à avoir échangé avec lui durant le week-end dernier. Tous témoignent des qualités humaines du défunt.

Ils s’accordent à reconnaître que Mama Toumagnon était fidèle en amitié mais surtout très attachant. «Il était prêt à servir tout le monde du mieux possible», explique le chef du parc automobile de l’Amap, Fama Bagayogo.

Tous deux ont presque commencé à fréquenter au même moment le garage auto de l’ancien ministère des Télécommunications dans les années 1980. Ses collègues gardent de lui l’image d’un homme affable qui était toujours présent aux évènements sociaux.

Sur le plan professionnel, le chef du parc auto insiste sur la disponibilité de ce chauffeur. Il est fréquent dans une rédaction comme celle du Quotidien national que des reportages tombent même en fin de journée. Mama était de ceux qui ne rechignent pas à la tâche.

Quand il s’agit de voyager en dehors de la ville de Bamako, Mama était toujours disponible mais surtout prêt à allumer le moteur pour avaler des kilomètres pour rallier la destination indiquée.

En 2014, la direction de l’Amap devait muter un chauffeur à Ségou. Aussitôt la proposition faite, il se porta volontaire pour regagner la Capitale des Balanzans à la surprise générale de ses collègues. L’homme n’avait cure des considérations mesquines. Pour lui, il fallait simplement servir la structure et le pays partout où besoin est.

Il était très professionnel dans tout ce qu’il faisait. Il nacquit le 2 avril 1967 à San et fréquente l’école primaire de Torokorobougou de Bamako. Élève assidu, il a été contraint d’abandonner les études et s’engage dans l’apprentissage de la mécanique.

Dans le garage de l’ancien ministère des Télécommunications, il se fait la main dans ce métier. Il y apprend en même temps à conduire et passe son permis. En 2005, il a été recruté à l’Amap et sera affecté à la division publicité.

Il fera le tour du pays pour transporter les équipes d’implantation des panneaux publicitaires. En 2010, il rejoint la section reportage de L’Essor, avant d’aller à Ségou.

Mama Toumagnon laisse derrière lui une veuve et cinq orphelins éplorés.

Dors en paix cher collègue.
Youssouf DOUMBIA

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Youssouf Doumbia

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