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La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger constitue l’un des axes stratégiques majeurs de l’action du gouvernement de Transition. Pour donner corps à cette volonté, nos autorités ne cessent de multiplier les démarches afin de soulager les populations en soif de paix, de stabilité et de développement. C’est dans ce contexte, après la récente visite de quelques membres du gouvernement à Kidal, qu’une réunion de niveau décisionnel des parties maliennes à l’Accord se tient depuis hier, sur les aspects de défense et de sécurité. Objectifs : harmoniser les compréhensions sur les aspects Défense et Sécurité de l’Accord et surtout de répondre partiellement et efficacement aux attentes des populations.

L’ouverture des travaux de cette rencontre de deux jours était présidée dans un hôtel de Bamako par le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag Iknane, en présence du chef d’État-major général des Armées, le général Oumar Diarra et des représentants des mouvements signataires de l’Accord. Dans son intervention, le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale a indiqué que l’Accord se présente comme un cadre de construction de l’édifice de paix dans notre pays, ouvrant aux acteurs de nouvelles perspectives de cohésion et d’échanges, de recherche de solutions justes à des problèmes communs. Et ce, afin de bâtir, selon Attaher Ag Iknane, une nation forte et réconciliée avec elle-même.

Rappelant l’engagement du gouvernement de Transition dans la mise en œuvre du document, le représentant du ministère de la Réconciliation nationale a signalé que le rétablissement de la stabilité et de la sécurité est gage d’un développement harmonieux. En vue de l’éradication de la pauvreté à travers l’accès pour tous aux services sociaux de base. «Il incombe aux experts de concilier en permanence le triptyque ‘’paix-sécurité-développement’’ dans leurs approches», a fait savoir Attaher Ag Iknane. De son côté, le chef d’État-major général des Armées a exhorté les participants à faire de la réunion un point de repère important en termes d’avancées dans la mise en œuvre des questions de défense et de sécurité relative à l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Le général Oumar Diarra a par ailleurs annoncé la rentrée prochaine dans les centres de formation militaire de 451 ex-combattants, reconnus aptes à l’issue des opérations de rattrapage. «Ils seront bientôt intégrés dans les forces armées», a-t-il ajouté.
Au cours de cette rencontre, plusieurs thématiques seront débattues: le concept des ‘’forces armées et de sécurité reconstituées’’, la définition des quotas (civils et militaire) et la gestion des combattants anciennement membres des forces armées et de sécurité.


Bembablin DOUMBIA

autho

Bembablin Doumbia

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